Les exigeances de linkedin

LinkedIn est devenu plus exigeant. Et ce n’est pas une mauvaise nouvelle.

Depuis quelque temps, quelque chose a changé sur LinkedIn.
La portée baisse. La visibilité devient imprévisible. Et, très vite, une inquiétude s’installe.

On se demande si l’on a mal fait.
Si l’on a raté une règle.
Ou si l’algorithme nous a, sans prévenir, mis de côté.

En réalité, le mouvement est plus simple (et plus intéressant) que ça.
LinkedIn n’a pas décidé de sanctionner.
Il a commencé à trier.

Et ce tri oblige à revoir la façon dont on publie, dont on pense ses contenus… et dont on se positionne.


Ce qui disparaît, ce n’est pas vous. Ce sont les contenus interchangeables.

Pendant longtemps, publier régulièrement suffisait presque à exister.
Aujourd’hui, le fil est saturé.

Mêmes formats.
Mêmes tournures.
Mêmes conseils répétés sous des angles à peine différents.

Dans cet environnement, LinkedIn privilégie ce qu’il comprend et ce qui sert réellement à quelqu’un.
Pas ce qui fait du bruit.
Pas ce qui copie ce qui marche ailleurs.

C’est souvent là que le doute apparaît :
on a l’impression de faire « comme il faut », mais rien ne décolle.

Le problème n’est pas le manque d’effort.
C’est le manque d’intention claire.


Les likes rassurent. Mais ils ne disent plus grand-chose.

Voir un post liker, c’est agréable.
Ça donne l’impression d’avoir été vu, validé, reconnu.

Pourtant, aujourd’hui, ce ne sont plus les likes qui pèsent vraiment.
Ce qui compte se passe souvent hors champ.

Ce qui crée un vrai impact, aujourd’hui

Les contenus qui marquent sont ceux que l’on :

  • sauvegarde pour plus tard,
  • partage à quelqu’un en se disant « ça pourrait l’aider »,
  • ou qui déclenchent un message privé discret, mais sincère.

C’est un engagement silencieux.
Moins visible, mais beaucoup plus intentionnel.

Pour beaucoup d’indépendants, c’est presque une bonne nouvelle.
Plus besoin de faire sensation.
Juste besoin d’être utile, lisible, et juste.

La vraie question devient alors :
qu’est-ce que quelqu’un aurait envie de garder sous le coude ?


Parler de tout donne l’impression d’exister. Mais empêche d’être identifié.

Un autre glissement est souvent moins visible, mais tout aussi bloquant.
À force de publier au feeling, sans ligne claire, LinkedIn ne sait plus où vous situer.

Un jour un conseil.
Le lendemain un retour d’expérience.
Puis une réflexion plus personnelle, sans lien apparent.

Pris séparément, tout peut être intéressant.
Ensemble, cela devient flou.

Quand l’algorithme ne sait plus où vous ranger

C’est un peu comme entrer dans une bibliothèque et demander « un peu de tout ».
On ne sait pas vers quelle étagère vous guider.

Clarifier ne veut pas dire se restreindre.
Cela consiste simplement à choisir quelques axes, et à les tenir assez longtemps pour devenir reconnaissable.

Quelques sujets larges.
Quelques sujets plus précis.
Et surtout, accepter vos nuances et vos contradictions.

Ce sont souvent elles qui attirent les bonnes personnes.
Celles qui comprennent vraiment ce que vous racontez.


Le visuel est devenu le nouveau titre.

Quand on observe les fils d’actualité, une chose saute aux yeux :
tout va très vite.

Ce n’est pas que les gens ne lisent plus.
C’est qu’ils décident en une fraction de seconde s’ils vont s’arrêter.

Ce qu’un bon visuel doit vraiment faire

Le visuel est devenu ce premier filtre.
Un bon visuel ne cherche pas à être beau à tout prix.
Il cherche à être compris immédiatement.

Un message clair.
Une légère tension.
Un détail qui intrigue.
Et surtout, aucune gymnastique mentale.

Parfois, ce sont même les visuels imparfaits qui fonctionnent le mieux.
Parce qu’ils respirent le vrai.
Parce qu’ils semblent habités, pas calibrés.


Tout commence (ou s’arrête) avec les premiers mots.

Comme dans une conversation, les premiers mots donnent le ton.
Ils ouvrent la porte… ou la ferment aussitôt.

Vous pouvez avoir un contenu solide, réfléchi, utile.
Si l’entrée ne donne pas envie d’écouter la suite, la discussion n’aura pas lieu.

L’accroche, ce petit détail qui change tout

Tester plusieurs accroches change parfois tout.
Le message reste le même.
Mais l’angle d’entrée fait la différence.

Ce n’est pas une question de talent.
C’est une question d’ajustement.
De ces petits décalages qui font dire :
« si j’avais commencé comme ça… »

Et parfois, ce sont les accroches un peu inattendues, presque hors cadre, qui créent la meilleure connexion.


Ce que ce changement nous invite à faire, finalement

La baisse de visibilité n’est pas une condamnation.
C’est un rappel.

Publier moins, mais avec plus d’intention.
Montrer ce que l’on apporte, plutôt que ce que l’on espère obtenir.
S’appuyer sur sa réalité, ses exemples, ses mots à soi.

Ce n’est pas toujours confortable.
Mais c’est souvent là que la création devient plus juste.

La clarté ne règle pas tout.
Mais quand les choses deviennent plus lisibles,
les décisions (et les contenus) le deviennent aussi.

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